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Une enseignante quitte l’Education Nationale pour le tourisme (JANVIER 2016)

• Grégory Gabourg
• Publié le 05/01/2016 | 12:29, mis à jour le 05/01/2016 | 12:29

A la découverte de "Karambole Tours", un concept innovant qui propose aux touristes des circuits gourmands. Il est porté par une ancienne enseignante, Christelle Eugène, qui a décidé de quitter le monde de l’école pour se lancer dans cette nouvelle aventure...avec succès.

Elle est l’une des professionnelles à avoir tiré son épingle du jeu, en ce début de haute saison touristique. Avec son "Karambole Tours", Christelle Eugène permet à des touristes de découvrir la Martinique, à travers sa gastronomie. À chacune de ses escales en communes, cette guide propose des dégustations de produits locaux, pâtés, féroce, jus, glaces, entre autres. C’est ce que l’intéressée appelle un circuit gourmand !

Les visiteurs ont le choix entre trois circuits : le premier au sud, le deuxième entre le centre et le nord-caraïbe, et le troisième le long de la côte Atlantique, entre Sainte-Luce et le Lorrain, pour une somme variant entre 45 et 95 euros.

De l’Éducation Nationale au tourisme
Celle qui est à l’origine de ce concept singulier n’est pas une restauratrice, ni même une professionnelle du tourisme, mais une enseignante ! En août 2015, la jeune femme, âgée de 32 ans, démissionne de son poste de professeur d’anglais, et se lance. Et bien lui en a pris ! Une quarantaine de touristes se sont déjà laissé séduire. Et son carnet de réservations pour le reste de la saison est déjà quasiment rempli !

Un succès dû aux sites touristiques et forums pour voyageurs qui font régulièrement l’éloge de son activité. Il faut dire que Christelle a tout pour séduire : elle parle anglais, et accepte les dollars !

Autre atout : sa polyvalence : Christelle travaille seule, et fait tout : conductrice de bus, cuisinière, comptable... Le réseau Entreprendre, qui l’a, en partie formé, lui a prêté 20.000 euros pour démarrer son activité. Et au rythme où vont les choses, cette somme devrait être rapidement remboursée. Pour l’instant, notre auto-entrepreneuse engrange avant de se verser un premier salaire.



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